{"id":1779,"date":"2018-06-12T12:25:26","date_gmt":"2018-06-12T12:25:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lesamisdelaigle.com\/?p=1779"},"modified":"2018-06-12T19:12:53","modified_gmt":"2018-06-12T19:12:53","slug":"jean-baptiste-biot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesamisdelaigle.com\/?p=1779","title":{"rendered":"Jean-Baptiste Biot"},"content":{"rendered":"<h1 class=\"western\" style=\"text-align: center;\" align=\"center\">Jean-Baptiste Biot<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"justify\"><b>Jean-Baptiste Biot<\/b> (21 avril 1774 \u00e0 Paris \u2013 3 f\u00e9vrier 1862 \u00e0 Paris, 5<sup>e<\/sup>) est un physicien, astronome et math\u00e9maticien fran\u00e7ais, pionnier de l&rsquo;utilisation de la lumi\u00e8re polaris\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9tude des solutions.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Origine familiale et formation<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Le p\u00e8re de Jean-Baptiste Biot, Joseph Biot, \u00e9tait originaire d&rsquo;un village de Lorraine, pr\u00e8s <a href=\"https:\/\/www.lesamisdelaigle.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/DSC_6908-10.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-large wp-image-1781\" src=\"https:\/\/www.lesamisdelaigle.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/DSC_6908-10-607x1024.jpg\" alt=\"DSC_6908 10\" width=\"607\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/www.lesamisdelaigle.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/DSC_6908-10-607x1024.jpg 607w, https:\/\/www.lesamisdelaigle.com\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/DSC_6908-10-178x300.jpg 178w\" sizes=\"auto, (max-width: 607px) 100vw, 607px\" \/><\/a>de Bourbonne-les-Bains. Issu d&rsquo;une famille de cultivateurs, il \u00e9tait employ\u00e9 \u00e0 la tr\u00e9sorerie. Jean-Baptiste Biot fait des \u00e9tudes secondaires (humanit\u00e9s) \u00e0 Paris au coll\u00e8ge Louis-le-Grand jusqu&rsquo;en 1791. Il re\u00e7oit ensuite des le\u00e7ons particuli\u00e8res de math\u00e9matiques d&rsquo;Antoine-Ren\u00e9 Mauduit. Son p\u00e8re l&rsquo;envoie ensuite au Havre se former au commerce aupr\u00e8s d&rsquo;un n\u00e9gociant. Afin d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 cette condition, Biot s&rsquo;engage \u00e0 18 ans (septembre 1792) comme canonnier volontaire au 9<sup>e<\/sup>\u00a0bataillon de la Seine-Inf\u00e9rieure\u00a0; il participe notamment \u00e0 la bataille de Hondschoote. Atteint d&rsquo;un plica au genou, il est hospitalis\u00e9, puis rentre \u00e0 Paris en septembre 1793. Il commence des \u00e9tudes d&rsquo;ing\u00e9nieur \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des ponts et chauss\u00e9es en janvier 1794, puis rejoint l&rsquo;\u00c9cole centrale des travaux publics (future \u00c9cole polytechnique) \u00e0 son ouverture en d\u00e9cembre 1794 au Palais Bourbon. Il y est notamment chef de brigade. Un an plus tard (octobre 1795), il rejoint \u00e0 nouveau l&rsquo;\u00c9cole des ponts et chauss\u00e9es pour terminer sa formation d&rsquo;ing\u00e9nieur.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Carri\u00e8re acad\u00e9mique\u00a0<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">C&rsquo;est vers l&rsquo;enseignement que Biot oriente sa carri\u00e8re apr\u00e8s ses \u00e9tudes d&rsquo;ing\u00e9nieur. Il devient professeur de math\u00e9matiques \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole centrale du d\u00e9partement de l&rsquo;Oise \u00e0 Beauvais en mars 1797, poste qu&rsquo;il occupe durant 4\u00a0ans, et publie le contenu de ses le\u00e7ons destin\u00e9es aux candidats \u00e0 l\u2019\u00c9cole polytechnique en 1802 (<i>Essai de g\u00e9om\u00e9trie analytique\u00a0: appliqu\u00e9e aux courbes et aux surfaces du second ordre<\/i>). Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;appui de Laplace, il est nomm\u00e9 en novembre 1800, \u00e2g\u00e9 de 26 ans, professeur de physique math\u00e9matique au Coll\u00e8ge de France, succ\u00e9dant \u00e0 Jacques Antoine Joseph Cousin, d\u00e9missionnaire1. Il enseigne \u00e0 l&rsquo;Ath\u00e9n\u00e9e de Paris de 1803 \u00e0 1806. Nomm\u00e9 premier titulaire de la chaire d&rsquo;astronomie de la facult\u00e9 des sciences de Paris le 18 avril 1809, il devient docteur \u00e8s sciences par <i>collation<\/i> le 5 ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e. Il est entre 1816 et 1826 charg\u00e9 de la moiti\u00e9 du cours de physique pour l&rsquo;acoustique, le magn\u00e9tisme et l&rsquo;optique, Gay-Lussac, titulaire de la chaire de physique, enseignant la chaleur, les gaz, l&rsquo;hygrom\u00e9trie, l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et le galvanisme. Il est rappel\u00e9 aux fonctions de professeur d&rsquo;astronomie en mars 1826 et c&rsquo;est Claude Pouillet qui reprend ses enseignements pour le cours de physique. Il est doyen de la Facult\u00e9 des sciences de Paris \u00e0 partir de 1840, succ\u00e9dant \u00e0 Louis Jacques Th\u00e9nard. Il est mis \u00e0 la retraite comme professeur de la facult\u00e9 des sciences en 1849 et y est nomm\u00e9 professeur honoraire.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Missions scientifiques\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Biot est charg\u00e9 de plusieurs missions scientifiques, en particulier en tant qu&rsquo;astronome-adjoint (1806) puis titulaire (1825) du Bureau des longitudes.<span style=\"font-size: large;\"><b> En juin 1803, \u00e0 la demande du ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur Chaptal, il se rend \u00e0 L&rsquo;Aigle (Orne), o\u00f9 une m\u00e9t\u00e9orite \u00e9tait tomb\u00e9e le 26 avril 1803, et fait un rapport consid\u00e9r\u00e9 comme la premi\u00e8re preuve de l&rsquo;origine non terrestre des m\u00e9t\u00e9orites.<\/b><\/span> Il fait, \u00e0 la demande de l&rsquo;Institut de France, en 1804 une p\u00e9rilleuse ascension a\u00e9rostatique avec Gay-Lussac, \u00e0 l&rsquo;altitude de 13\u00a0000 pieds (environ 4\u00a0000\u00a0m\u00e8tres), afin d&rsquo;\u00e9tudier les caract\u00e9ristiques magn\u00e9tiques, \u00e9lectriques et chimiques de l&rsquo;atmosph\u00e8re. En ao\u00fbt 1806 il est charg\u00e9 par le Bureau des longitudes, conjointement avec Arago, secr\u00e9taire du Bureau, de continuer la mesure d&rsquo;un arc de m\u00e9ridien en France et en Espagne commenc\u00e9e par Pierre M\u00e9chain. En ao\u00fbt 1808 il est charg\u00e9 par le Bureau, conjointement avec Claude-Louis Mathieu, de d\u00e9terminer la longueur du pendule \u00e0 Bordeaux. Une mission similaire lui est confi\u00e9e en 1817 pour la mesure du pendule en \u00c9cosse et aux \u00celes Shetland, puis en Illyrie et aux \u00celes Bal\u00e9ares en 1824-25. En 1817, il est envoy\u00e9 avec Arago \u00e0 Dunkerque pour d\u00e9terminer la latitude, concurremment avec une commission anglaise.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>D\u00e9corations\u00a0<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Il est nomm\u00e9 chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur par Louis XVIII en 1814, puis par Napol\u00e9on en 1815, puis officier en 1823 et commandeur en 1849, ainsi que chevalier de l&rsquo;ordre de Saint-Michel en 1821 et chevalier de l&rsquo;ordre prussien Pour le M\u00e9rite dans les sciences et les arts en 1850.Il est laur\u00e9at de la m\u00e9daille Rumford en 1840.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Comit\u00e9s, conseils et jurys<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Biot est examinateur d&rsquo;admission \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole polytechnique de septembre 1799 \u00e0 1806. Il est ensuite membre du conseil de perfectionnement de l&rsquo;\u00c9cole polytechnique de 1817 \u00e0 1821, inspecteur des \u00e9tudes des \u00e9coles royales militaires de Saint-Cyr et de la Fl\u00e8che de 1821 \u00e0 1830, membre du jury central de l&rsquo;exposition des produits de l&rsquo;industrie en 1823, membre du jury pour l&rsquo;admission des \u00e9l\u00e8ves aux \u00e9coles polytechnique et de Saint-Cyr en 1825, et est nomm\u00e9 membre du Conseil acad\u00e9mique en juin 1840.<\/p>\n<p align=\"justify\">\u00a0<strong>Soci\u00e9t\u00e9s savantes\u00a0<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Biot est nomm\u00e9 membre correspondant de la Soci\u00e9t\u00e9 philomathique de Paris en 1796 et titulaire en 1801, membre associ\u00e9 de la section de g\u00e9om\u00e9trie de l&rsquo;Institut de France (puis Acad\u00e9mie des sciences), et membre titulaire le 11 avril 1803. Il est \u00e9galement membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences, lettres et arts de Turin (1804), membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences de Lucques (1806), membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale des sciences de Munich (1808), membre de la Soci\u00e9t\u00e9 royale de Londres (1815), membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale des sciences de Stockholm (1816), membre honoraire de l&rsquo;Acad\u00e9mie imp\u00e9riale des sciences de Saint-P\u00e9tersbourg (1818), membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences de Naples (1818)\u00a0; membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de Lucques (1818)\u00a0; membre de la Soci\u00e9t\u00e9 philosophique de Cambridge\u00a0(en) (1820)\u00a0; membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de Berlin (1820)\u00a0; membre de la Soci\u00e9t\u00e9 helv\u00e9tique des sciences naturelles (1820)\u00a0; membre honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 royale pour l&rsquo;encouragement des sciences, des lettres et des arts d&rsquo;Arras (1821)\u00a0; membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie am\u00e9ricaine des arts et sciences de Boston (1822)\u00a0; membre \u00e9tranger de la Soci\u00e9t\u00e9 italienne des sciences r\u00e9sidant \u00e0 Mod\u00e8ne (1822)\u00a0; membre honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9t\u00e9orologique de Londres (1824)\u00a0; membre honoraire de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences naturelles de Catane (1825)\u00a0; membre non r\u00e9sidant de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences et belles-lettres de Palerme (1827)\u00a0; membre \u00e9tranger de l&rsquo;Acad\u00e9mie de Palerme (1828)\u00a0; membre honoraire de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de Messine (1829)\u00a0; membre de la Soci\u00e9t\u00e9 pour l&rsquo;avancement des sciences naturelles de Halle (1829)\u00a0; membre de la Soci\u00e9t\u00e9 royale astronomique de Londres (1832)\u00a0; membre de la Soci\u00e9t\u00e9 royale des sciences d&rsquo;Uppsala (1836)\u00a0; membre honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire et philosophique de Saint-Andrews, \u00c9cosse (1838)\u00a0; membre correspondant de la Soci\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire et historique de Qu\u00e9bec (1839)\u00a0; membre libre de l&rsquo;Acad\u00e9mie des inscriptions et belles-lettres de France (1841)\u00a0; membre honoraire de la Soci\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire et philosophique de Manchester (1843)\u00a0; membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de Milan (1844)\u00a0; membre de la Soci\u00e9t\u00e9 acad\u00e9mique de l&rsquo;Oise (1845)\u00a0; membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie pontificale des Lincei de Rome (1850)\u00a0; membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences de Bologne (1851)\u00a0; membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise (1856)\u00a0; membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences, lettres et arts de Venise (1857)\u00a0; membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale des sciences, lettres et arts de Mod\u00e8ne (1858)\u00a0; acad\u00e9micien \u00e9tranger pour la classe physicomath\u00e9matique de l&rsquo;Acad\u00e9mie royale des sciences de Turin (1860)\u00a0; membre \u00e9tranger de l&rsquo;Acad\u00e9mie imp\u00e9riale des sciences de Vienne (1860)\u00a0; membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences naturelles de Cherbourg (1861).<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\">\u00a0<strong>Travaux scientifiques<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Biot est notamment connu pour avoir \u00e9tudi\u00e9 et \u00e9tabli avec Jean-Fran\u00e7ois Persoz les lois de la rotation du plan de polarisation de la lumi\u00e8re traversant une solution liquide. Partant de ces r\u00e9sultats, il utilise le saccharim\u00e8tre2 pour d\u00e9terminer la nature et la quantit\u00e9 de sucres pr\u00e9sents dans une solution. Il formule \u00e9galement, avec F\u00e9lix Savart, la loi de Biot-Savart, qui donne la valeur du champ magn\u00e9tique produit en un point de l&rsquo;espace par un courant \u00e9lectrique en fonction de la distance de ce point au conducteur.<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\"><strong>Famille<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Mari\u00e9 \u00e0 Gabrielle Brisson, fille de l&rsquo;avocat Antoine Brisson et de Marie-\u00c9lisabeth Le Caron de Troussures, il est le p\u00e8re de l&rsquo;ing\u00e9nieur et sinologue \u00c9douard Biot.<\/p>\n<p class=\"western\" align=\"justify\"><strong>Hommages<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Le min\u00e9ralogiste allemand Johann Friedrich Ludwig Hausmann lui a d\u00e9di\u00e9 une esp\u00e8ce min\u00e9rale, la biotite, en hommage \u00e0 son travail sur les lois optiques permettant de classer la famille des micas.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il existe une rue Biot \u00e0 Paris dans le 17<sup>e<\/sup>\u00a0arrondissement de Paris3. Il existe une rue Biot \u00e0 Beauvais, pr\u00e8s de la cath\u00e9drale. Une rue Jean-Baptiste Biot se situe \u00e9galement dans la zone industrielle Nord de Perpignan.<\/p>\n<p align=\"justify\">Une rue <strong>Jean-Baptiste Biot<\/strong> existe \u00e9galement \u00e0 <span style=\"font-size: large;\"><b>L\u2019Aigle<\/b><\/span> <strong>dans l\u2019Orne, o\u00f9 un<\/strong> <strong>fragment de la c\u00e9l\u00e8bre m\u00e9t\u00e9orite, tomb\u00e9e dans ses environs en 1803 est expos\u00e9<\/strong>, ainsi que des panneaux\u00a0 retra\u00e7ant l&rsquo;histoire de la m\u00e9t\u00e9orite de L&rsquo;Aigle et du ph\u00e9nom\u00e8ne des chutes. (Se renseigner en mairie).<\/p>\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Ami de Louis Pasteur, il en favorise la carri\u00e8re.<br \/>\nIl d\u00e9c\u00e8de \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 88 ans, le 3 f\u00e9vrier1862, au Coll\u00e8ge de France.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: medium;\">Le biot (Bi) est une unit\u00e9 de courant \u00e9lectrique qui vaut 10 A.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Baptiste Biot &nbsp; &nbsp; Jean-Baptiste Biot (21 avril 1774 \u00e0 Paris \u2013 3 f\u00e9vrier 1862 \u00e0 Paris, 5e) est un physicien, astronome et math\u00e9maticien fran\u00e7ais, pionnier de l&rsquo;utilisation de la lumi\u00e8re polaris\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9tude des solutions. 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