Association de sauvegarde du patrimoine Aiglon

Sortie du 6 juillet 2014

Cathédrale de Sées

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Symbole de la ville, la cathédrale Notre-Dame de Sées serait, selon des chroniques médiévales, la cinquième construction chrétienne sur le même emplacement. L’histoire de l’édifice est plus que mouvementée, alternant destructions dues aux guerres ou aux incendies et périodes de restauration.
Malgré les outrages subis, la cathédrale reste un chef-d’œuvre gothique qui séduit chaque année de nombreux visiteurs. Une beauté qui s’apprécie également à la nuit tombée, sous les feux des Musilumières…sortie 06 07 2014   014

Histoire
L’histoire de la cathédrale de Sées commence au Ve siècle après Jésus-Christ, lorsque Saint Latuin, évangélisateur et premier évêque de Sées bâtit un édifice chrétien sur les ruines d’un temple romain. Majoritairement en bois, le bâtiment est endommagé par la foudre puis incendié par les Normands en 878. Restauré à la hâte, l’édifice dure un peu moins d’un siècle.
Entre 986 et 1006, l’évêque Azon fait bâtir une troisième cathédrale. Mais elle brûle accidentellement en 1048, à cause de l’évêque Yves de Bellême qui voulait chasser des pillards en les enfumant. Condamné par le Pape à reconstruire l’édifice, l’incendiaire part en pélerinage pour récolter des fonds. Il meurt avant de voir l’œuvre achevée. Ses successeurs terminent les travaux en 1128, mais la cathédrale est incendiée vingt ans plus tard lors de la lutte entre le roi Louis VII et le duc de Normandie.sortie 06 07 2014   013
La cinquième cathédrale, celle que nous connaissons aujourd’hui, voit le jour au début du XIIIe siècle. L’actuelle nef gothique s’élève entre 1220 et 1240 ; le chœur et le transept sont achevés au début du XIVe. La dédicace a lieu en 1310, en l’honneur de Notre-Dame. Gravement endommagée pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), la cathédrale doit être consolidée au XVe siècle car ses fondations, trop fragiles, ne garantissent plus sa stabilité : deux contreforts viennent alors encadrer la façade, alourdissant les lignes du monument.sortie 06 07 2014   015
Attaquée par les Protestants pendant les guerres de religion, mal entretenue aux XVIe et XVIIe siècles, la cathédrale est fermée aux fidèles en 1740. Vers 1780, l’évêque Jean-Baptiste du Plessis d’Argentré consolide l’édifice, restaure la charpente et le grand clocher et lance des travaux de décoration intérieure. Mais la Révolution entreprend de détruire toutes les sculptures, en particulier celles du tympan.
C’est sous Napoléon 1er que sont lancées d’importantes restaurations, réalisées du XIXe au début du XXe siècle par de grands architectes. On retiendra plus particulièrement l’un deux, Victor Ruprich-Robert, dont l’atelier (bâti en 1851) est encore visible aujourd’hui sur le flanc de la cathédrale.

Château de Carrouges

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D’abord oppidum défensif (place forte en hauteur) situé à la frontière méridionale du duché normand de guillaume le conquérant, vainement assiégé par les Plantagenêt en 1136 et détruit au début de la guerre de cent ans, il fut reconstruit dans la vallée au milieu des étangs entre Maine et Normandie par les seigneurs de Carrouges qui se le virent confisquer pour insurrection par le roi d’Angleterre.sortie 06 07 2014   026 Jean de carrouges(IV), à l’origine du château dont subsiste le donjon, était chambellan du comte Pierre II d’Alençon et devint chevalier d’honneur du roi Charles VI à la suite d’un duel judiciaire où il avait mis en jeu sa vie pour sauver son honneur et celui de son épouse Marguerite de Thibouville, laquelle avait été violée pendant son absence. Lui et ses hoirs se tiendront aux côtés des rois de France pendant la durée de la guerre de Cent Ans et contribueront à bouter les Anglais hors du royaume.sortie 06 07 2014   020
L’histoire du château de Carrouges se poursuit jusqu’au XXe siècle. D’abord devenu une place forte assiégée par les Plantagenêt puis reconstruit après la guerre de cent ansAns, le nouveau château fut remonté au Xve siècle par Jean Blosset, seigneur du lieu et grand sénéchal de Normandie, qui ajouta aux éléments d’origine une aile complète. Jean Blosset fit édifier, sur les prières de son épouse Marguerite de Derval, une chapelle qu’elle voulut placer sous le vocable de Notre-Dame-de-Bon-Confort et qu’il transformera en chanoinerie en 1493, juste après sa mort. sortie 06 07 2014   022Cette collégiale, fondée sous Louis XI, abrite maintenant le siège du parc naturel régional Normandie-Maine.sortie 06 07 2014   024
Blosset n’ayant pas eu d’héritier, c’est sa sœur Marie qui transmettra le domaine à son fils Jean Le Veneur, lequel ornera l’édifice d’un châtelet à l’époque de la Renaissance (pavillon du cardinal Jean Le Veneur).sortie 06 07 2014   019 Louis XI dormit au château le 11 août 1473. Les bâtiments furent plusieurs fois remaniés entre les XIVe et XVIIe siècles (le pavillon du cardinal Le Veneur, le bastion ouest fortifié au temps des guerres de religion, et les grands appartements notamment). Il fut réaménagé au XVIIIe siècle, et doté d’un salon de musique. C’est au XVIe siècle que les Le Veneur de Tillières prirent possession du domaine, et ce jusqu’en 1936, date à laquelle il fut vendu à l’État. Il fut restauré après 1944. Le château de Carrouges devint au cours du Grand Siècle une résidence somptueuse (suite des grands appartements), et le resta tout au long du Siècle des Lumières (salon de musique).

Château de Sassy.

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Du château de Sassy du XVIIe siècle il ne reste que les pavillons d’entrée. Au XVIIIe siècle le château a été reconstruit puis la chapelle a été édifiée vers la fin du siècle. Le domaine a été acheté en 1850 par le chancelier Pasquier Sans postérité, il transmit Sassy à son petit-neveu et fils adoptif, Gaston, duc d’Audiffret-Pasquier, dont les descendants directs habitent toujours sur place.sortie 06 07 2014   001
La reine d’Angleterre Élisabeth II séjourna en 1967 au château.
Le château présente une particularité géographique : l’extrémité de son aile ouest est traversée par le méridien de Greenwich.
Trois étages de terrasses mènent à cet imposant château du XVIIIe siècle, construit en pierre et brique, et adossé à la forêt. sortie 06 07 2014   003Le château a été inscrit monument historique le 11 mai 1932. Les deux pavillons du XVIIe siècle, le pavillon de la bibliothèque du chancelier Pasquier, les communs jouxtant le château au nord, les écuries été inscrit monument historique le 31 août 1993.
L’intérieur comporte la riche bibliothèque du chancelier Pasquier qui, avec son décor intérieur, a été classée monument historique le 30 décembre 1994.
Les pièces sont ornées de tapisseries d’Aubusson.sortie 06 07 2014   002
Dans la chapelle a été installé un retable du XVe siècle provenant de l’abbaye Saint-Bavon, de Gand.

Le très beau jardin à la française constitué de parterres en broderie a été aménagé en 1920. Les terrasses avec leurs escaliers, le jardin à la française et l’orangerie ont été classés monument historique le 6 novembre 1986.
Dans le parc, la ferme de la Hatrie, dite ferme du Mesnil, possède un pigeonnier qui a été inscrit monument historique le 27 janvier 2006.

Château de Médavy.

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Le château de Médavy est une belle demeure du XVIIIème siècle, d’architecture classique inspirée de Mansart, construite sur les bases d’une forteresse plus ancienne comme en témoignent les douves et deux tours imposantes. Le bâtiment principal actuel fut érigé entre 1705 et 1724 par Jacques-Léonor Rouxel de Médavy, maréchal de France, et l’ensemble fut embelli entre 1754 et 1789 par Pierre Thiroux de Monregard, fermier général des postes et relais de France.sortie 06 07 2014   010

Le parcours intérieur (guidé) permet de découvrir un élégant escalier, des salons décorés de mobilier français du XVIIIème siècle, des portraits rappelant les précédents propriétaires, dont la comtesse Thiroux de Monregard par Louis-Michel van Loo. Enfin deux salles des cartes bien dotées abritent des coffres espagnols ainsi que des atlas et des globes des XVIème au XVIIIème siècles.
En visite extérieure (libre), deux superbes allées de tilleuls offrent une promenade agréable au bord de l’Orne. L’une des tours a été transformée en chapelle et des œuvres d’art africain sont exposées dans le colombier.sortie 06 07 2014   011